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Le nom d'IGON viendrait du mot "aigoun" = aigues, c'est à dire "eaux".

Situé à l’extrême sud de la Plaine de Nay entre deux coteaux bordés par l’Ouzom à l’ouest et le gave de Pau à l’est, IGON est un village du piémont béarnais (altitude : 280 m) qui s’étend sur environ 5 km².

Au nord de la commune, Coarraze ; au sud, Lestelle-Betharram ; à l’ouest derrière l'oppidum, Asson et à l’est du coteau  de Coarraze Saint Vincent.

Deux quartiers à l’origine : le Soumirets et le Pé de la gaou. Depuis une vingtaine d’années, des lotissements ont vu le jour : sur la rive gauche de l’Ouzom et sur la plaine en direction de Lestelle.

Les principaux édifices se situent le long de la rue principale : l’Eglise, la Mairie, le château Sainte Marie, le château Destieux et le couvent des filles de la Croix.

Village à vocation principalement agricole jusqu’au milieu du siècle dernier, l’agriculture a laissé place aux lotissements et seuls quelques agriculteurs demeurent.

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L'Eglise St Vincent n’a pas de date connue en ce qui concerne sa construction elle parait cependant dater du début du XVIe siècle et est contemporaine de l'Eglise de Coarraze et de Bruges.

Située sur un promontoire au centre du village entourée autrefois du cimetière elle est à l'origine de style roman. Mais diverses modifications furent apportées au cours des siècles.

1527 la date présumée de la 1ère restauration (en gothique) coïncide avec la construction du portail, des chapelles latérales avec contreforts qui renforcent le chevet et lui donne la forme de croix latine. A l'origine elle était constituée uniquement du chevet, de la nef et d'un clocher sur lequel on voyait deux meurtrières (rebouchées en 1981).

 Les matériaux utilisés pour sa construction furent la pierre de taille pour le coeur, le bois pour la voûte, la brique pour les colonnes qui supportent la travée de séparation surmontées du clocher, et l'ardoise pour la toiture, la corniche ornée de billettes est factice.

En 1559 le 7 Août, l'église fut partiellement détruite par les Huguenots de Montgomery de celle ci il ne demeura que le chevet roman du choeur, la voûte gothique d'une chapelle latérale et le portail principal gothique lui aussi. La reconstruction se fit de 1607 à 1636.

 Par la suite, l'outrage du temps la détériora à tel point qu'elle fut frappée d'interdit et ce n'est qu'après une requête auprès de l'évêque de Lescar, que celui ci fut levé et que les travaux furent entrepris en juin 1782. Le sol fut nivelé et couvert de lavasses (dalles de pierre). Puis en 1790 la colonne de la tribune fut refaite et la toiture en 1791.

Une pierre située à droite au bas de la façade sur laquelle est indiquée la date de 1836 parait être l’année où la nef fut rehaussée comme en témoigne l’emplacement des corbeaux.

Enfin en 1981, 1998 et 2002 les dernières restaurations donnent  l’église l’aspect que nous lui connaissons.

Au point de vue architectural, le retable en bois doré et sculpté du XVIIème est classé monuments historique depuis 1966. De nombreuses autres pièces sont inscrites à l’inventaire des monuments historiques (le portail gothique, la porte de la sacristie.)

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La Maison Noble de Sainte Marie accueille aujourd'hui l'I.T.E.P. (Institut Thérapeutique Educatif et Pédagogique).

Les premières traces de cette maison que nous rencontrons dans les documents sont relativement tardives puisqu'elles n'apparaissent qu'au XIVe siècle.

Sainte Marie était une domenjadure c'est-à-dire une maison noble. Les revenus de son possesseur ne devaient pas être alors guère importants puisqu'il semble ne pas avoir disposé de 200 Florins. En effet, lorsque Gaston Phébus fit entre 1376 et 1378 le dénombrement des forces militaires de la Vicomté de Béarn, les hommes possédant cette somme devaient se présenter à Morlaas avec un cheval... Le sieur de Sainte Marie n'en ayant pas, reçut alors un cheval noir de Laurent de Puyou de Nay d'une valeur de 30 florins et en plus, un harnais complet du village d’Asson. Les revenus étaient donc maigres. En 1536, le maître de Sainte Marie, se nomme Bernard d’Incamps et possède des terres sur Coarraze et Igon. Le patrimoine de Sainte Marie à Igon s'étend sur une dizaine d'hectares environ.

Contrairement à la seigneurie, la maison de Sainte Marie ne changea guère de propriétaires. En 1612 d’Incamps échangea ses terres avec celles de Jeao de Rivière, Vicomte de Labatut.

Celui-ci ne conserva guère Sainte Marie puisqu'en 1624, nous retrouvons ces terres comme possession de Jean d’Abadie, Seigneur d’Igon. Elles resteront entre les mains de ses descendants jusqu'à la Révolution. Parmi les biens nobles de Sainte Marie, on comptait deux métairies dont l'une était située dans l'enclos de la maison noble et l'autre au Nord Ouest du terroir de la Commune au-delà de l'Ouzom au lieu dit encore de nos jours Incamps.

L'enclos de cette dernière a aujourd'hui disparu. Le maître de Sainte Marie avait des avantages, ses terres étant exemptes de pacage, de servitude et de cens.

Par ailleurs, il recevait des «fiefs morts », c'est-à-dire une redevance en argent de 45 maisons d’Igon. Le montant total des revenus s'élevait à environ 10 livres, 10 sols tournois et 24 poules, ce qui devait être dérisoire au XVIIIe  siècle. A la possession de Sainte Marie étaient aussi attachés des privilèges d'ordre économique exemptions de pontage, péage, plaçage, mesurage, etc…  Il pouvait ainsi sans frais, passer bétail et denrées et vendre des grains en tous marchés.

Voici Un aperçu de l'histoire de cette grande maison durant la période dite de l'ancien régime. Nous le devons à un travail de recherche de l'une de nos compatriotes - Mademoiselle Lucette CONDOURET  - effectué en 1971.

Le domaine de Sainte Marie eut pour dernier propriétaire - Monsieur Philippe - que certains de nos concitoyens actuels ont connu. Il fut vendu peu avant la dernière guerre, en plusieurs parties, les terres d'une part, «l' Enclos Château» d'une autre.

Ce dernier fut acheté - par l'oeuvre des Pupilles de l’enseignement Public, sous l'impulsion de l'instituteur du village - Monsieur DARRAMON -

Vu les hostilités, il servit en premier à héberger de nombreux réfugiés des zones envahies. A la fin de la guerre, ce sont des prisonniers Allemands qui vinrent débroussailler et commencer les premières restaurations des locaux. On pu alors «l'ouvrir» pour accueillir les premières colonies de vacances. Puis vint l'Aérium et son emploi continu. Les locaux furent agrandis adaptés pour des besoins nouveaux. Enfin aujourd'hui c'est l' I.T.E.P. que tout le monde connaît.

Cette grande demeure a quand même gardé tout son aspect avec ses belles tours, ses fenêtres à meneaux, bien posée dans un parc.

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